Dans les services financiers, les agents IA tournent aujourd'hui sur des tâches de back-office étroites et supervisées : réparation de paiements, exceptions sur transactions, contrôle de documents et petits sinistres d'assurance, avec une personne qui libère encore l'argent ou décide du paiement. L'évaluation du crédit de personnes physiques et la tarification en assurance vie et santé sont à haut risque au titre du règlement européen sur l'IA (AI Act), ce qui rend l'autonomie difficile dans ces domaines. Les deux documents de régulateurs où nous avons cherché des termes relatifs aux agents, les recommandations de la BaFin sur l'IA et la déclaration des Autorités européennes de surveillance sur les modèles d'IA de pointe, ne contiennent aucun texte propre aux agents. Nous en déduisons que les agents relèvent des règles existantes selon l'usage qui en est fait. Tout ce qui suit est valable en novembre 2026, et c'est une lecture d'ingénieur de ces documents, pas un avis juridique.
Ce que banques et assureurs ont déployé publiquement
Les éléments publics sont plus minces que ne le suggèrent les documents des fournisseurs, et une grande partie est autodéclarée. Voici ce que nous avons pu rattacher à une source nommée.
| Établissement | Ce que font les agents | Chiffre et qui le donne | Réserve |
|---|---|---|---|
| BNY | 134 de ce que la banque appelle des employés numériques, sur des tâches étroites et répétitives | Décompte de CNBC, février 2026 | Le CFO a déclaré que la baisse des effectifs n'était pas encore due à l'IA |
| BNY (réparation de paiements) | Réparation d'incidents de paiement | Plus de 10 % des incidents, chiffre de Microsoft | Chiffre d'un fournisseur, via le compte rendu de Sibos 2026 d'une seule newsletter |
| BNP Paribas | Un flux de transactions | 80 à 85 % du travail | Même compte rendu ; un seul flux |
| HSBC | Contrôle de documents | Aucun | Même compte rendu |
| Goldman Sachs | Agents basés sur Claude pour la comptabilisation des transactions et l'onboarding, construits avec Anthropic | Aucun chiffre de production publié | L'article d'American Banker ne dit pas qu'ils sont en production ; de nombreux PoC |
| Lloyds | IA générative sur plus de 50 cas d'usage, passage à l'échelle de l'IA agentique | Environ 50 millions de livres de valeur en 2025, plus de 100 millions attendus en 2026 | Estimation de la banque elle-même, sans rapport spécifique avec les agents |
| Allianz, Project Nemo (Australie) | Sept agents sur des sinistres pour denrées alimentaires avariées inférieurs à 500 AUD, en production depuis juillet 2025 | Réduction de 80 % du temps de traitement et de règlement, chiffre d'Allianz | Aucun audit indépendant trouvé ; un humain prend chaque décision de paiement |
Presque chaque entrée est un processus borné avec une définition claire du dossier, et l'exemple d'assurance le plus concret plafonne les sinistres à 500 AUD. Le même compte rendu de Sibos par R. Beri (octobre 2026) indique qu'aucun déploiement en production ne libère des paiements sans supervision. C'est une seule newsletter : voyez-y une observation et non un recensement. Les noms européens cités sont par ailleurs de grands groupes ; le statut d'Ada, chez Deutsche Bank, n'était pas clair dans ce compte rendu, et nous ne pouvons citer aucun déploiement public d'agent avec des chiffres dans une banque allemande.
Les revirements méritent autant d'attention. En juillet 2025, Commonwealth Bank of Australia a supprimé 45 postes de service, dans une décision liée à l'IA. Le 21 août 2025, elle a reconnu une erreur et présenté ses excuses, et le syndicat FSU a parlé de grande victoire (Information Age). Si l'analyse de rentabilité d'un agent repose sur les effectifs, testez l'argument sur des volumes réels avant que quiconque ne l'annonce.
Les bots en contact avec les clients apportent une leçon distincte sur la responsabilité. Dans Moffatt v. Air Canada (2024 BCCRT 149), un tribunal canadien des petites créances a jugé la compagnie responsable de la déclaration inexacte et négligente de son chatbot (negligent misrepresentation) et a rejeté l'argument selon lequel le bot était une entité distincte. L'affaire concernait un chatbot et une compagnie aérienne, et elle ne lie aucune juridiction européenne. Nous planifierions tout de même en partant du principe que ce que l'agent d'une banque dit à un client, c'est la banque qui le lui dit.
Les cas d'usage, selon l'endroit où se situe le travail
Les agents IA dans la banque et l'assurance se répartissent en quelques groupes dès que l'on demande qui supporte la conséquence d'une étape erronée.
Les exceptions opérationnelles forment le groupe le plus solide. La réparation de paiements et les exceptions sur transactions ont une erreur définie, un espace de correction connu et une personne qui peut libérer le résultat. L'agent rassemble les données, propose une correction et remet un dossier complet.
Viennent ensuite les travaux documentaires : contrôles pendant l'onboarding, extraction pour la comptabilisation des transactions, constitution d'un dossier pour un analyste crédit ou un gestionnaire de sinistres. Une erreur se traduit par du travail à refaire, à condition que quelqu'un lise vraiment la sortie.
Les sinistres d'assurance de faible valeur ont un exemple public avec une décision humaine à la fin. La conception de Project Nemo montre aussi à quel point « agent » peut être étroit en pratique : un seul péril, un seul plafond, sept agents autour d'une décision humaine de paiement.
Les alertes de fraude et de criminalité financière se prêtent bien à l'aide à l'enquête, où l'agent recueille des preuves sur une alerte et rédige une synthèse. Agir sur l'alerte, par exemple en bloquant un compte, est une autre affaire, car un faux positif retombe sur un client.
Viennent enfin les cas qui touchent à une décision sur une personne : crédit, tarification d'assurance, conseil en investissement. C'est là que la réglementation intervient le plus directement.
Ce que disent les documents des régulateurs sur les agents
Rien de spécifique, dans les deux documents où nous avons cherché. Une recherche textuelle dans le Guidance on ICT Risks in the Use of AI at Financial Entities de la BaFin n'a trouvé aucune section sur les agents, et une recherche textuelle dans la déclaration des Autorités européennes de surveillance sur les modèles d'IA de pointe, JC 2026 25 (31 juillet 2026), n'a trouvé aucun terme relatif aux agents. Nous n'avons pas effectué la même recherche dans les autres documents cités dans cet article, et nous n'affirmons donc rien de tel à leur sujet.
Ce constat ne vaut que pour ces documents. Nous n'avons pas pu établir qu'aucun régulateur de l'UE n'a écrit sur les agents où que ce soit, et les autorités de surveillance britanniques, américaines et internationales sortent du cadre de cet article.
En pratique, nous nous attendrions à ce qu'une autorité de surveillance ou un auditeur parte de la fonction exercée par l'agent et du système TIC sur lequel il tourne. Le mot « agent » ne vous donne ni exemption ni catégorie à part.
La position de l'EBA va dans le même sens. Sa fiche de novembre 2025 n'a relevé « No significant contradictions » (aucune contradiction significative) entre l'AI Act et le droit bancaire, ni « immediate need » (besoin immédiat) de nouvelles lignes directrices de l'EBA ou d'une révision des lignes existantes, tout en précisant que cette fiche n'est ni une recommandation ni une position officielle. La lettre du président de l'EBA du 21 novembre 2025 ajoute qu'il n'existe aucune dérogation à l'AI Act pour la supervision humaine, la gouvernance des données et la cybersécurité, et que DORA « extensively covers » (couvre largement) la cybersécurité et la continuité d'activité. L'ESMA a indiqué en mai 2024 que les obligations de MiFID II restent en place lorsque les entreprises utilisent l'IA dans les services d'investissement aux particuliers.
DORA : traiter l'agent comme un système TIC
DORA, le règlement (UE) 2022/2554, s'applique depuis le 17 janvier 2025. Les deux documents où nous avons cherché ne contiennent aucune règle sur les agents : nous traitons donc un agent comme un système TIC que l'entité doit gérer.
Selon notre lecture pratique, trois questions décident du poids de cette démarche, et nous y répondrions avant le premier prototype :
- L'agent soutient-il une fonction critique ou importante ? Les recommandations de la BaFin, examinées plus loin, utilisent cette distinction, et un agent au sein des opérations de paiement est bien plus proche de la ligne qu'un outil de recherche dans les politiques internes.
- Quelles sont les dépendances envers des tiers ? Pour un agent, elles comprennent le fournisseur du modèle, le framework, chaque serveur MCP et tout outil SaaS qu'il appelle. Vos équipes de gestion des risques TIC et des fournisseurs voudront chacun d'eux sur leur liste, y compris ceux qu'un développeur a ajoutés par commodité.
- Que se passe-t-il en cas de panne ? Le processus manuel doit continuer à fonctionner avec l'agent à l'arrêt, et quelqu'un doit pouvoir l'arrêter sans déploiement.
Pour le versant des menaces (injection, empoisonnement d'outils, identifiants), consultez notre article sur la sécurité des agents IA. Nous ne le répéterons pas ici, à l'exception d'un point qui compte davantage dans une banque : vu la remarque de l'EBA sur la couverture de la cybersécurité et de la continuité d'activité par DORA, nous traiterions aussi une défaillance de sécurité d'un agent comme une question de résilience opérationnelle.
AI Act : le haut risque dépend de l'usage
Deux entrées de l'annexe III comptent le plus pour ce secteur. Le point 5(b) couvre les systèmes d'IA qui évaluent la solvabilité ou la note de crédit de personnes physiques, à l'exception des systèmes utilisés pour détecter la fraude financière. Le point 5(c) couvre l'évaluation des risques et la tarification à l'égard des personnes physiques en assurance vie et santé. Nous les avons lus sur une copie miroir du texte de l'annexe qui ne montre aucune modification Omnibus : confirmez donc le libellé dans le Journal officiel.
Quelques conséquences découlent de ce libellé, et chacune est une question à poser à un conseil juridique :
- Les affirmations générales selon lesquelles « la tarification d'assurance est à haut risque » vont trop loin. Le texte nomme la vie et la santé. L'automobile et les dommages aux biens ne sont pas nommés en 5(c), même si d'autres règles leur restent applicables.
- L'entrée sur le crédit concerne les personnes physiques. Un mémo de crédit pour une entreprise sort de son libellé, alors qu'un entrepreneur individuel peut ne pas en sortir.
- Un système de détection de la fraude sort du point 5(b). Cette exception ne dit rien de ce qu'un agent peut faire ensuite sur le compte, ni de la protection des données.
- Une validation humaine à la fin ne montre pas à elle seule qu'un agent préparant un dossier de crédit sort du point 5(b). Nous ne le supposerions pas sans conseil.
Dates
La Commission européenne confirme les dates du Digital Omnibus figurant dans le tableau. Le numéro du règlement et la date du Journal officiel reposent sur des sources secondaires : Cooley (3 août 2026) et le blog NicFab (24 juillet 2026) indiquent le règlement (UE) 2026/1744, publié au Journal officiel le 24 juillet 2026. Nous n'avons pas pu lire directement le texte du Journal officiel.
| Date | Ce qui se passe | Source |
|---|---|---|
| 17 janvier 2025 | DORA s'applique | EIOPA |
| 27 juillet 2026 | Entrée en vigueur du Digital Omnibus on AI | Commission européenne |
| 2 août 2026 | Application des obligations de transparence de l'art. 50 | Cooley, NicFab |
| 2 décembre 2026 | Marquage de l'art. 50(2) pour les systèmes mis sur le marché avant le 2 août 2026 | Cooley, NicFab |
| 31 décembre 2026 (en fin de journée) | BAIT entièrement abrogé | Bundesbank |
| 1er janvier 2027 | D'autres établissements non-CRR passent sous DORA | Bundesbank |
| 2 décembre 2027 | Application des obligations à haut risque de l'annexe III | Commission européenne |
| 2 août 2028 | Application des obligations à haut risque de l'annexe I | Commission européenne |
L'art. 50 compte pour tout ce qui est en contact avec les clients. Notre article sur le développement d'agents IA explique ce que cette information signifie pour un agent. Par ailleurs, un agent de crédit soulève aussi l'article 22 du RGPD sur les décisions individuelles automatisées, traité avec l'analyse d'impact (AIPD) et les démarches auprès du comité d'entreprise allemand (Betriebsrat) dans notre article sur le processus.
La BaFin et les règles allemandes
Les textes publiés par la BaFin donnent une direction sans fixer d'attentes, et leurs mentions de statut méritent une lecture attentive. Le Guidance on ICT Risks in the Use of AI at Financial Entities (publié pour la première fois le 18 décembre 2025, version anglaise du 23 janvier 2026) se présente comme « non-mandatory » (non contraignant) et précise qu'il n'est ni une interprétation contraignante de DORA ni une déclaration d'attentes en matière de surveillance. Un plan de projet ne doit donc pas affirmer « la BaFin exige X » sur la foi de ce document.
Il indique bien que l'IA dans les fonctions critiques ou importantes exige plus de contrôles que les assistants en libre-service sous pleine supervision humaine, et il comprend une étude de cas sur un assistant LLM. Un agent ayant un accès en écriture à un système de paiement ou à un système bancaire central se situe plus loin sur cette échelle que l'assistant de l'étude de cas. Ce dernier pas est notre déduction, car les recommandations ne comportent aucune section sur les agents.
Sur l'AI Act lui-même, un entretien de la BaFin de juillet 2026 décrit le mandat comme une Überwachung, par opposition à une Aufsicht, exercée au moyen de contrôles ponctuels. La surveillance du haut risque commence en décembre 2027, et l'évaluation du crédit de personnes physiques par les banques est l'exemple de haut risque donné. L'IA utilisée dans les RH relève de la Bundesnetzagentur : une banque peut donc avoir deux autorités examinant deux agents différents.
MaRisk est le texte allemand le plus proche de la couche modèle. La 9e modification, Rundschreiben 06/2026 (BA) du 30 juin 2026, traite de la « künstliche Intelligenz » en AT 4.3.4 sur les modèles et demande de l'explicabilité. AT 7.2 est conservé, les services TIC couverts par DORA sortent d'AT 9, et les établissements directement supervisés par la BCE sortent de son champ d'application. Nous ne donnons pas de date d'application, car nous n'avons pas pu en confirmer une à partir d'une source primaire ; lisez-la dans la circulaire. La question de savoir si un agent dans son ensemble compte comme un modèle au sens d'AT 4.3.4 n'est pas quelque chose que nous pouvons trancher à partir de ce que nous avons lu. Nous le documenterions comme si c'était le cas, au moins pour toute étape qui influence une décision de risque : quel modèle, quelle version, quelles entrées et pourquoi cette sortie.
BAIT est en voie de disparition. La Bundesbank indique qu'il est entièrement abrogé à la fin du 31 décembre 2026 ; les établissements dans le champ de DORA en sont déjà exclus, et d'autres établissements non-CRR passent sous DORA le 1er janvier 2027. Un projet d'agent planifié aujourd'hui ne doit pas fonder sa cartographie des contrôles sur BAIT.
Les textes de la BaFin s'adressent aux entités financières en général, mais MaRisk et BAIT sont des textes bancaires : les assureurs ne doivent donc pas transposer ces deux-là. Nous n'avons pas examiné les circulaires équivalentes pour l'assurance dans le cadre de cet article.
Réaliste aujourd'hui, et ce que les régulateurs compliquent
C'est notre jugement, et votre autorité de surveillance et votre conseil juridique peuvent classer un cas donné autrement.
| Cas d'usage | Statut aujourd'hui | Contrainte principale | Notre façon de le cadrer |
|---|---|---|---|
| Réparation de paiements et exceptions sur transactions | Réaliste, avec des exemples publics | Risque opérationnel ; éventuellement une fonction critique ou importante | L'agent propose, une personne libère |
| Onboarding et contrôle de documents | Réaliste | Qualité de la relecture ; données personnelles | Extraction et comparaison avec un résultat relu |
| Recherche dans les politiques et procédures internes | Réaliste | Droits d'accès aux documents | Proche de l'extrémité à moindre contrôle selon la BaFin ; un agent n'est peut-être pas nécessaire |
| Petits sinistres non-vie | Réaliste avec une décision humaine | Préjudice client ; preuves issues du fournisseur | Montant plafonné, un seul péril, décision humaine de paiement |
| Enquête sur les alertes de fraude | Réaliste en soutien | Actions sur les comptes ; protection des données | Preuves et synthèse uniquement ; aucun blocage |
| Service client avec actions sur le compte | Possible, plus difficile | Art. 50, responsabilité des déclarations, injection via les messages des clients | Lecture seule d'abord ; actions d'écriture soumises à approbation |
| Rédaction de mémos de crédit pour entreprises | Possible | Attentes de MaRisk sur les modèles ; entrepreneurs individuels | Rédaction avec sources ; une personne garde la décision |
| Décisions de crédit aux particuliers | Difficile | Annexe III 5(b) à partir de décembre 2027 ; règles bancaires sur les modèles ; art. 22 du RGPD | Modèle de scoring classique ; agent limité à la préparation du dossier, avec conseil |
| Tarification vie et santé | Difficile | Annexe III 5(c) | Tenir les agents à l'écart de la décision de tarification |
| Conseil en investissement aux particuliers | Difficile | Les obligations de MiFID II restent en place | Soutien au conseiller uniquement |
| Libération de paiements sans supervision | Non observée publiquement, selon le compte rendu de Sibos | Fraude et risque opérationnel ; aucun précédent public | Ne pas planifier un premier projet là-dessus |
Pour les cas difficiles, un modèle classique et validé est souvent déjà le bon outil. Le scoring de crédit est un problème de prédiction et tire rarement profit d'une boucle d'outils ouverte. Notre projet de scoring de crédit relevait du machine learning, pas d'un agent, et c'est généralement la bonne forme pour ce type de tâche.
Construire un agent qui passe une revue
Une revue dans une entreprise réglementée se passe mieux lorsque le dossier répond à des questions précises sans qu'un ingénieur soit présent. Les décisions suivantes façonnent ce dossier.
Le point d'approbation découle du risque. A practical guide to building agents d'OpenAI range les paiements et les remboursements importants parmi les actions à haut risque, « sensitive, irreversible, or have high stakes » (sensibles, irréversibles ou à fort enjeu), ce qui correspond à ce que font les déploiements publics : une personne garde la libération. Rendez l'approbation effective en affichant l'instruction de paiement ou la décision sur le sinistre exacte, et enregistrez qui a approuvé et ce que cette personne a vu.
Tenez le journal par dossier. Pour chaque exécution : l'entrée, les documents récupérés, chaque appel de modèle et d'outil, la version du modèle, les décisions de politique et l'action humaine. Les relecteurs peuvent alors reconstituer un dossier des mois plus tard, ce qui vous donne aussi la matière pour expliquer une étape pilotée par un modèle.
Mesurez par rapport au processus actuel. Le chiffre de 80 % d'Allianz porte sur le temps consacré à un seul type de sinistre. Votre propre chiffre exige une mesure de référence prise avant le pilote et un taux d'erreur à côté. Notre article sur les agents IA pour les entreprises contient une grille de notation pour choisir le premier cas.
Questions fréquentes
Existe-t-il des règles de l'UE écrites spécifiquement pour les agents IA dans la finance ?
Pas dans les deux documents où nous avons cherché : les recommandations de la BaFin sur l'IA et la déclaration JC 2026 25 des Autorités européennes de surveillance. Nous n'affirmons rien sur les autres documents.
Le scoring de crédit avec un agent IA est-il à haut risque ?
L'évaluation de la solvabilité ou de la note de crédit de personnes physiques figure à l'annexe III 5(b), quelle que soit l'architecture. La Commission européenne indique le 2 décembre 2027 comme date d'application des obligations de l'annexe III.
Toute tarification d'assurance est-elle à haut risque au titre de l'AI Act ?
Non. L'annexe III 5(c) nomme l'évaluation des risques et la tarification en assurance vie et santé. Les autres branches n'y sont pas nommées, même si d'autres règles leur restent applicables.
La BaFin a-t-elle fixé des attentes pour les agents IA ?
Ses recommandations sur l'IA se présentent comme « non-mandatory » (non contraignantes) et précisent qu'elles ne fixent aucune attente en matière de surveillance, et elles ne comportent aucune section sur les agents. Elles indiquent bien que l'IA dans les fonctions critiques ou importantes exige plus de contrôles que les assistants en libre-service sous pleine supervision humaine.
Quels cas d'usage d'agents IA dans la banque sont réalistes aujourd'hui ?
La réparation de paiements, les exceptions sur transactions et le contrôle de documents, avec une personne qui libère ou approuve le résultat. Le compte rendu de Sibos 2026 que nous citons ne signale aucun déploiement en production qui libère des paiements sans supervision.
Travailler avec AI Superior
AI Superior est une entreprise d'ingénierie en IA basée à Darmstadt, en Allemagne, fondée en 2019 par des scientifiques de l'IA. Nous développons des applications LLM, des systèmes RAG et des agents IA pour des clients B2B. Pour le contexte sectoriel, consultez nos pages sur l'IA dans la finance et l'IA dans l'assurance. Pour cadrer un agent sur un processus supervisé, commencez par nos services de développement d'agents IA.
Sources et lectures complémentaires
- Règlement (UE) 2022/2554 (DORA) ; EIOPA, page sur le Digital Operational Resilience Act.
- Annexe III de l'AI Act, copie miroir du texte sur artificialintelligenceact.eu (ne montre aucune modification Omnibus).
- Commission européenne, page sur le cadre réglementaire de l'IA, dates du Digital Omnibus.
- Cooley, note sur le Digital and AI Omnibus, 3 août 2026 ; blog NicFab, 24 juillet 2026.
- BaFin, Guidance on ICT Risks in the Use of AI at Financial Entities, 18 décembre 2025, version anglaise du 23 janvier 2026.
- BaFin, entretien avec Obermöller sur l'AI Act, 29 juillet 2026.
- BaFin, Rundschreiben 06/2026 (BA), 9e modification de MaRisk, 30 juin 2026.
- Deutsche Bundesbank, page sur BAIT et DORA.
- EBA, fiche sur les implications de l'AI Act pour le secteur bancaire de l'UE, novembre 2025 ; lettre du président de l'EBA, 21 novembre 2025.
- ESMA, déclaration sur l'IA dans les services d'investissement aux particuliers, 30 mai 2024.
- Autorités européennes de surveillance, Toward a consistent and risk-based approach for ICT risks from frontier AI models, JC 2026 25, 31 juillet 2026.
- CNBC, article sur BNY, 9 février 2026.
- American Banker, article sur Goldman Sachs, 13 février 2026.
- The Fintech Times, article sur Lloyds Banking Group, 5 février 2026.
- Beri, R., compte rendu de Sibos 2026, 2 octobre 2026.
- Allianz, article sur Project Nemo, 3 novembre 2025.
- Information Age, article sur Commonwealth Bank, 2025.
- Moffatt v. Air Canada, 2024 BCCRT 149 ; résumé de McCarthy Tétrault, 19 février 2024.
- OpenAI, A practical guide to building agents, 2025.